Xavier Garambois : A peu près.
Le e-reader Kindle bien sûr, 3G-Wifi, dont le prix a été ramené de 259 dollars à 189 dollars fin juin. On est d'accord, c'est la version 6 pouces ?
C'est bien ça.
Il y a une version DX un peu plus chère, un peu plus haut de gamme. 450 000 titres aujourd'hui, dont la plupart des best-sellers ?
450 000 titres disponibles en France, quasiment exclusivement en langue anglaise pour l'instant.
Vous avez eu un exercice 2009 euphorique avec un bon du chiffre d'affaires et du bénéfice. Hier, vous publiiez un bénéfice au deuxième trimestre en hausse de 4 5%, et à New York, l'action dévisse de 1 6% à un moment, dans les échanges électroniques après bourse. Qu'est-ce qui se passe pour que le marché sanctionne à ce point- là des résultats qui semblent satisfaisants? Effectivement on attendait un bénéfice par action à 55 cents, on est 10 cents plus bas... Qu'est-ce qui se passe ?
C'est un peu difficile de répondre à cette question pour moi. Effectivement on a annoncé un chiffre d'affaires en hausse de 41 %, un résultat en hausse de 4 5%.
Mais on dit que c'est inférieur aux attentes...
Effectivement, les attentes étaient élevées. Ce qui ressort un peu des discussions avec les analystes, c'est qu'ils sont un peu surpris, probablement par les dépenses générées sur toutes nos opérations, nos distributions de colis physiques, nos entrepôts.
C'est la question d'analystes de City, où vont ces dépenses de marketing ?
Je crois qu'il y a quelque chose d'important c'est qu'on sort d'une année de taux de croissance extrêmement fort sur Amazon. Et à un moment, vous devez construire des infrastructures qui vont vous permettre de livrer vos clients dans les trimestres prochains.
Vous êtes à une phase de croissance, c'est ça ?
Voilà, on est à une phase de croissance. Comment est-ce qu'on anticipe ça, comment est-ce que les analystes anticipent ça, je ne sais pas... Mais je crois que c'est cela le point sérieux sur les dépenses.
Xavier Garambois, vous avez réussi un formidable exercice de communication. En 48 heures dans toute la presse, dans tous les esprits s'est inscrite l'idée que le livre papier se vendait moins que le livre numérique. Et vous vous êtes d'ailleurs fait alignés par un article de l' « Expansion » qui estime que vous jouez un peu avec les chiffres quand vous indiquez que vous vendez 100 livres papiers pour 100 versions Kindle. Effectivement vous êtes là pour vendre des Kindles aujourd'hui donc vous faites tout pour donner envie d'en acheter ?
Ce qu'on a dit, pour être très précis, c'est que pour 100 livres brochés, grand format, hors poche...
Oui, je suis d'accord... Mais vous savez très bien que quand vous allez dire livre relié hard cover, dans l'esprit des gens, le fait de dire livre relié hard cover, c'est livre papier, très vite. Dans la traduction grand public de l'information, on oublie le fait qu'il s'agit effectivement de livres reliés et que cela ne concerne pas les livres de poches qui représentent pas loin de la moitié du marché... Et on dit livre papier. Quand vous communiquez là-dessus, vous savez très bien comment cela va être traduit...
Au fond, ce qui compte c'est ce que l'on voit, c'est une accélération quand même très substantielle aux Etats-Unis du marché du livre électronique. Et la tendance est là. C'est ça qu'on a voulu mettre un peu en exergue.
On est d'accord ce matin pour dire qu'Amazon ne vend pas plus de livres numériques que de livres papiers ?
On est d'accord.
Et notamment que quand il y a des versions gratuites numériques, ou des versions numériques qui n'existent pas en format papier, ou des versions numériques qui cartonnent, cela va fausser la moyenne... On est d'accord pour dire ca ?
Et vice-versa, pour des versions papiers qui n'existent pas en numérique. Ce qui est important c'est que les livres brochés sont les nouveautés. Et sur les nouveautés, on a quand même une adoption du livre numérique qui est très forte aux Etats-Unis et qui est en accélération. Et ça c'est génial.
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