Paris: pire score en Europe, WStreet réagit peu stats emploi
CercleFinance, le 05/02/10
(CercleFinance.com) - La mi-séance est atteinte à Wall Street sans que les indices perdent plus de 0,5% en moyenne: en Europe, vendredi midi, la chute dépassait déjà les -2%.
Même si le Dow Jones ne paraissait pas au mieux de sa forme vers 17H30 (avec un repli de -0,6%), le plongeon de -3,4% du CAC40 semble totalement disproportionné, d'autant que l'Eurotop-100 ne cédait que -1,9%, Francfort -1,8% et Londres -1,5% (la place de Paris donc termine bonne dernière du classement sur le Vieux Continent).
Cette 5ème semaine de l'année -la 4ème de baisse consécutive- s'achève de la pire des façons, avec une perte hebdomadaire de -4,7% (alors que l'Eurotop-100 ne cédait que -4,25% dans l'intervalle).
Les programmes de vente informatisés ont fait des ravages en fin de séance alors que le CAC40 s'avérait incapable de préserver le seuil technique des 3.610Pts (les volumes sont passés de 3,5 à 6,7MdsE au cours de la seule dernière heure de cotation)... les 'machines' semblent avoir pris le pas sur le jugement humain.
Il n'y a aucune raison 'fondamentale' (comme ce fut le cas à Madrid la veille) pour que le CAC40 perde autant de terrain (deux fois plus au final que le DAX-30 ou le FTSE-100): les vendeurs se sont déchaînés contre les 'financières' avec -6% sur AXA, -5,5% sur BNP-Paribas, -5,1% sur Crédit Agricole et Dexia, -4,2% sur Sté Générale.
La meilleure illustration de 'l'aversion au risque' nous est fournie par l'Euro qui rechutait en fin de journée sur les 1,3600$, au plus bas depuis le 19 mai 2009. C'est en réalité le Dollar qui fuse à la hausse alors que les spéculateurs rachètent leurs positions vendeuses en catastrophe et liquident à tout-va tous les actifs achetés en contrepartie du billet vert... à commencer par le pétrole qui replonge de -4% vers les 70$ le baril.
Ce sont également les pétrolières qui entraînent le Dow Jones à la baisse mais l'indice phare ne cède que -0,4%, le 'S&P' -0,45% tandis que le Nasdaq (+0,02%) reste proche du point d'équilibre.
Comparés aux turbulences qui affectent l'Euro, les chiffres de l'emploi US n'ont pas suscité de réaction très mesurables: les destructions de jobs du mois de janvier (-20.000) s'expliquent en grande partie par de très mauvaises conditions climatiques qui se sont généralisées à l'ensemble du pays et jusqu'à la Floride (-75.000 emplois dans le secteur de la construction, littéralement paralysé par les intempéries); l'industrie a crée 11.000 emplois, l'état en a détruit 8.000. Le nombre d'heures travaillées est resté patiquement stable à 33,3 avec des salaires en hausse de 0,3%.
Rien qui puisse justifier un effondrement du marché parisien avec 39 titres sur 40 en baisse au sein du CAC (95% des composantes du SBF-120 le sont également): Suez Environnement fut la seule à surnager avec +0,05%, tandis que Klépierre, Icade et BIC affichaient des hausses voisines de +1,1 à +1,2% (rebond survenu en toute fin de séance).
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