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Xavier Niel : «Free est très fier d'avoir popularisé la technique»

La rédaction - Good Morning Business - Stéphane Soumier - bfm, le 17/11/2009
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Le fondateur de Free, élu manager de l'année aux BFM Awards, évoque sa stratégie d'entreprise fondée sur l'innovation technologique et la satisfaction des abonnés.
Xavier Niel est interviewé dans Good Morning Business le 17 novembre 2009.
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Stéphane Soumier : Vous avez été élu manager de l'année aux BFM Awards, par les auditeurs et les internautes de BFM Radio. Il y a un élément peut-être sur lequel il faut insister, c'est que vous êtes des fous de techno. Vous racontez qu'au départ, quand vous avez eu cette idée de box, vous avez été jusqu'en Californie dans la Silicon Valley et que personne n'avait idée de ce que vous vouliez faire. Donc vous l'avez faite vous même. Cette idée d'être fou de techno, de le rester, c'est un moteur pour vous et c'est pour ça que ça continue à marcher? Xavier Niel: En fait il y a un truc dont on est très fier c'est d'avoir popularisé la technique. Aujourd'hui, le terme dégroupage, le terme NRA ou le terme longueur de ligne ADSL, ce sont des choses que le grand public s'est approprié, ce qui n'est pas le cas dans les pays étrangers. Donc on a essayé de faire de la technique pour nous, mais ensuite de l'expliquer, parce qu'elle nous paraissait tellement simple et explicable au grand public que s'il se l'appropriait, il nous mélangeait en termes d'image avec cette technologie. Et ensuite nous étions capables de gagner des parts de marché significatives. Donc on a toujours travaillé avec la technicité, mais dans un seul but, la rendre accessible au plus grand nombre. Parce que vous pouvez faire le plus beau produit du monde, si c'est pour faire 1% ou 2% de parts de marché, ça n'a pas de sens. Donc on a avancé avec cette idée de toucher une part significative de la population.

Mais la première Freebox, c'est l'équipe de cinq dont vous nous parliez qui l'a construite avec un fer à souder? Oui, et on va fabriquer une nouvelle version de Freebox dans quelques mois, qui est la V6, et c'est exactement la même équipe qu'à l'époque. Vous avez aujourd'hui en France une entreprise qui est le leader mondial de la voix sur IP, de la télévision sur IP. C'est en France parce que vous avez eu un groupe d'ingénieurs intelligents qui a été capable de créer un produit qui produit quelque chose de disruptif au sein d'un marché.

Quand on vous dit maintenant que vous détruisez de la valeur, que fondamentalement Free aujourd'hui détruit de la valeur, qu'est-ce que vous répondez? Pour détruire de la valeur dans un monde économique, peut-être, je ne sais pas, mais ce que je sais c'est que vous avez en France un taux de pénétration du haut-débit qui est le plus important au monde. Je pense que l'on a créé de la valeur chez les Français, et c'est ça la chose qui était la plus importante. Globalement, notre cas micro-économique, notre réussite financière, c'est une chose, mais la chose qui est réellement importante c'est le consommateur français. Aujourd'hui, vous avez la France, qui est l'un des quatre ou cinq pays les plus équipés au monde en haut-débit. Souvenez vous, on était en retard il y a dix ans à cause du Minitel, et aujourd'hui on est l'un des pays les plus en avance.

Est-ce que derrière on aura encore les moyens d'investir? Est-ce que derrière la grande bataille de la fibre par exemple, vous aurez les moyens de payer votre quote-part et d'investir à la hauteur de ce que vont faire les grands opérateurs? On a été le premier à annoncer une volonté de mettre un milliard d'euros pour développer la fibre optique, on va le faire, j'espère que l'on mettra plus et on va continuer, et c'est nous qui avons eu la plus grande volonté. L'opposition n'est pas entre investir et ne pas avoir les moyens de le faire, elle est entre investir et payer un gros dividende. Notre volonté est d'investir et de créer une entreprise qui a une marge normale à terme. Aujourd'hui on a des dividendes relativement faibles, ça va continuer parce qu'on va investir, on veut investir tant dans le mobile que dans la fibre optique. On va investir un milliard d'euros de chaque côté.

Vous n'êtes pas un bienfaiteur public, vous êtes une entreprise privée? On a eu une réussite financière, on en est ravi. Je pense que «boursièrement», on a un parcours qui ne se passe pas trop mal, donc globalement je pense que notre travail d'entreprise privée ne se passe pas trop mal. En face de ça, on pense que l'on peut faire mieux et être juste, c'est-à-dire répartir efficacement la valeur entre le consommateur, l'entreprise, et les salariés qui y travaillent. Si, avec ce triptyque là ça marche, tout va bien. Si on a une entreprise qui réserve la totalité de la valeur créée à l'actionnaire, ce qui est malheureusement souvent le cas des grandes entreprises françaises, ce n'est pas quelque chose qui a une pérennité.

Quelle est la limite maintenant? Nous avons des limites très simples, c'est que l'on ne connait qu'un marché, le marché français, nous sommes dans des activités liées au grand public et plutôt dans des secteurs liés aux télécoms. Voilà nos limites, et c'est tout l'intérêt d'aller vers le mobile, parce que le mobile, c'est l'étape suivante. On fera 25% de parts de marché, on est ravi, et on n'a pas de volonté d'être hégémonique et de faire 100% de parts de marché.

L'étranger ne vous intéresse pas? On reste en France aujourd'hui? Vous êtes dans des métiers très régulés, dans lesquels vous avez des spécificités. On parle très bien français, sûrement très mal anglais. On est ravi d'être en France, on trouve que notre nouvelle frontière c'est comment les gens vont consommer l'Internet demain et que peut-on leur apporter dans leur consommation d'Internet demain?

Vous êtes la quarante-neuvième capitalisation française. Le CAC40 un jour, c'est une ambition pour vous? Non, on n'a pas ce type d'ambition, on pense que le bonheur, la satisfaction de nos abonnés sur le long terme créera de la valeur auprès de l'entreprise. Le reste, derrière, ce n'est que la résultante de notre travail. On rentrera dans le CAC40 si on est suffisamment bon pour mériter d'y aller, mais vis-à-vis du consommateur, parce que si le consommateur nous fait confiance, on gagnera de l'argent.

C'est votre boîte votre passion, votre boulot... Finalement il n'y a pas d'autres questions pour vous que de faire avancer cet ensemble? Je pense que collectivement on y prend du plaisir, et qu'à partir de ce moment-là, ça se passe bien. Je pense que quand vous allez travailler et que vous n'y allez pas par contrainte, mais avec plaisir, et que la majorité des personnes dans l'entreprise sont comme ça, il y a une garantie de succès.
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FORUM 7 avis
Xavier Niel : «Free est très fier d'avoir popularisé la technique»
Freebox
posté le 17/11/2009 20:06:09 par Gargoua
ire présidentielle
posté le 17/11/2009 22:00:47 par Hollowman
Free satisfaction des abonnées O_o faux
posté le 18/11/2009 00:02:03 par kal34
RE: Free satisfaction des abonnées O_o f
posté le 18/11/2009 14:15:05 par oups
Merci pour le boulet
posté le 01/12/2009 23:04:48 par uopsuops
Free satisfaction des abonnés
posté le 18/11/2009 15:57:01 par caracol
L'entente cordiale, comme pour le mobile
posté le 18/11/2009 16:28:22 par repos&detente
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