
Fabrice Lundy : L'ouverture du capital d'Areva signifie-t-elle la fin du scénario de fusion avec Alstom ?
Patrick Kron : Nous avions indiqué que nous pensions que les conditions économiques actuelles et que la situation spécifique d'Areva ne se prêtaient pas à une telle fusion. Donc cette fusion n'est pas à l'ordre du jour. L'État ouvre de manière limitée son capital : est-ce que ça remet en cause définitivement la fusion ? On verra.
Ce que je souhaite, c'est que les partenaires qui seront retenus pour l'augmentation de capital soient choisis dans l'intérêt évidemment d'Areva (ça je n'en doute pas), mais permettent également un fonctionnement harmonieux de ce que j'appelle "l'équipe de France du nucléaire". Si on se trouve dans le tour de table d'Areva avec des concurrents directs d'Alstom, on va recréer le syndrome qui est en train de s'effacer progressivement avec la sortie de Siemens et ça ne se prêtera pas, me semble-t-il, à la reconstitution de l'équipe de France du nucléaire qui est pourrant l'intérêt des uns et des autres.
Vous posez donc des conditions sur les partenaires ?
Non, je ne pose évidemment aucune condition. L'Etat est actionnaire à 90 %, Areva ouvre son capital et je ne suis pas intéressé par une prise de participation dans Areva. Ce sont simplement des remarques.
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Extrait de l'interview de Patrick Kron sur l'Open de France de golf :
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Fabrice Lundy : Cet Open de golf est une implication personnelle, une implication d'Alstom, mais aussi un engagement financier nécessairement ?
Patrick Kron : C'est une décision que l'on a prise en 2006 lorsque Alstom sortait du trou. On a souhaité montrer par cette action, qu'on était debout et qu'on s'inscrit dans la durée dans une opération de relation publique qui intéresse nos clients, puisque la cible est clairement nos clients. Nous aurons plusieurs centaines d'invités venant de beaucoup de pays et c'est l'occasion de parler de beaucoup de choses, dont de golf.
Qu'est-ce qui fait l'intérêt de l'Open de golf d'un point de vue sportif et médiatique ?
C'est le grand événement du golf masculin en France. Le golf est un sport qui intéresse des gens, notamment nos clients et pour nous, c'est encore une fois l'occasion de les faire venir à Paris et de discuter business dans un cadre détendu.
Le golf ne manque-t-il pas de popularité en France ?
Je n'en suis pas certain. Si vous avez l'occasion d'aller sur le parcours entre jeudi et dimanche, vous verrez qu'il y a beaucoup de monde et qu'il y a des jeunes. Nous avons fait nous-mêmes des opérations de promotion auprès de jeunes des écoles. Nous menons avec Evian, qui est le sponsor du golf féminin, des opérations pour des jeunes venant de pays où ils n'ont pas vraiment les moyens de se lancer. Je pense que ce n'est pas le football, mais c'est quelque chose qui a de la notoriété.
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