Synthèse hebdo: de bons chiffres ne rassurent plus le marché
CercleFinance, le 26/06/09
(CercleFinance.com) - La semaine qui vient de s'achever est la 3ème qui ressort perdante consécutivement, le bilan hebdomadaire (-2,8%) a été alourdi par la chute verticale de Sanofi-Aventis (-8,1% avec des craintes relatives aux effets secondaires du Lantus) puis celle de Peugeot (-5,4% sur un risque d'abaissement de la notation de la dette) et EDF (-2,1%).
Quelques valeurs délaissées lors du dernier assaut du CAC40 à destination des 3.400Pts ont pris leur revanche, à l'image de Carrefour (+6%), EDF Energies Nouvelles (+4,3%) ou Bouygues (+2,8%).
Les cycliques et les bancaires -malgré de nombreux signaux de raffermissement de l'économie US et une bonne tenue du secteur tertiaire en Europe- ont subi de lourdes prises de bénéfices, à l'image de Crédit Agricole (-12,6%), Peugeot (-9,3%), Alcatel-Lucent (-6,55%), Renault et Saint Gobain (-4,6%), Alstom et Sté Générale (-4,1%).
Deux petites vagues de rachat à bon compte ont permis au CAC40 de tester par deux fois les 3.200Pts, jeudi puis ce vendredi matin à l'ouverture mais les vendeurs ont reprise la main et l'indice parisien reculé de -1,05%, soit deux fois plus fortement que la moyenne des places européennes (-0,5%).
L'ensembles des marchés européens se sont retournés à la baisse peu après l'ouverture des marchés américains. Il est très vite devenu évident que Wall Street ne parviendrait pas à préserver les 2% gagnés la veille malgré des chiffres publiés outre-Atlantique pourtant conformes ou supérieurs aux attentes.
L'indice CAC 40 s'est replié de 1,05% à 3129 points. Londres et Francfort affichaient des replis de -0,3% à -0,5% (mais le DAX-30 accentuait ses pertes après la clôture), Milan perdait -0,6% (l'Euro STOXX 50 reculait logiquement de 0-,5%).
A mi-séance, les indices US s'enfonçaient dans le rouge : le Dow Jones et le 'S&P' cédant 0,6% et le Nasdaq demeurant stable à 1.830Pts.
Les derniers indicateurs démontrent que les dépenses des ménages américains n'ont progressé que de 0,3% au mois de mai, conformément aux attentes, alors que leurs revenus ont augmenté de 1,4% (principalement grâce à la hausse et à l'allongement de la durée des prestations pour cause de chômage).
C'est l'effet le plus visible des nouvelle mesures d'aide gouvernementales dans le cadre de l'American Recovery and Reinvestment Act orchestré par l'administration Obama, d'après le Département du Commerce qui publie ces chiffres.
Les analystes qui ne s'intéressent qu'aux revenus du travail n'anticipaient qu'une petite progression de 0,1% en moyenne (la masse des salaires versés a reculé de -0,2% en mai en rythme annuel).
Le chiffre le plus spectaculaire et le plus significatif concernait le taux d'épargne des ménages américains: il bondit à +6,9%, à comparer à 5,6% le mois précédent. Wall Street s'attendait à ce que la hausse de la confiance puis la hausse du revenu disponible dope la consommation... mais il n'en a rien été le mois dernier malgré la forte hausse confirmée de l'indice de l'Université du Michigan.
Il a été révisé en hausse à 70,8 pour le mois de juin, contre 69 en estimation préliminaire, alors que les économistes tablaient en moyenne sur un indice à 69,5.
Signe de la morosité économique aux Etats-Unis, l'indice des prix PCE central ('core') ressort en hausse limitée de 0,1%, contre une augmentation de 0,3% en avril.
A Paris, dans un contexte de vulnérabilité du CAC40, les titres EADS (+3,5%) et Capgemini (+2,1%) signaient les deux meilleurs scores, Lafarge complétant le podium avec +1,75%.
La performance d'EADS n'était pas directement liée au nouveau retard et aux annulations du Boeing 787, selon Natixis, même si cette annonce 'soutient, de manière temporaire, la demande des avions A330 et en protège les valeurs résiduelles', comme la prolongation de contrats de location.
Air Liquide gagnait 1,2% grâce à un conseil positif d'UBS, repassé à 'achat' avec un objectif de 82 euros. Le bureau d'études suisse estime que les spécialistes des gaz industriels, qui font partie des valeurs considérées comme défensives, ont injustement pris un retard de l'ordre de 15% sur le marché.
A l'inverse, Aventis décrochait de -8% en Bourse ce vendredi, plombé par les inquiétudes entourant le profil de sécurité de Lantus, son insuline à longue durée d'action.
'Des informations circulent sur le marché quant au fait que des problèmes de sécurité pourraient bientôt surgir sur Lantus, un moteur important de la croissance et des résultats du groupe', expliquent ce matin les analystes de Crédit Suisse.
Selon des sources de marché, l'anti-diabétique pourrait en effet avoir des caractéristiques cancérigènes: le titre accuse une perte de plus de 15% sur la semaine,
Copyright (c) 2009 CercleFinance.com. Tous droits réservés.
FORUM : soyez le premier à vous exprimer
Synthèse hebdo: de bons chiffres ne rassurent plus le marché

A lire aussi
Sur SYNTHÈSE