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Synthèse hebdo: repli de -4,3%, tendance positive préservée.

CercleFinance, le 15/05/09
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(CercleFinance.com) - Les valeurs françaises ont reculé sur un large front cette semaine avec un score de -4,3% pour le CAC40. Il n'y a pas eu de véritable phénomène de 'rotation sectorielle' mais ce sont tout de même deux valeurs défensives qui parviennent à résister au mouvement de consolidation: France Télécom gagne globalement +1,15% et Danone +0,75%.

La dernière séance de la semaine s'est achevée sur une note positive à Paris (mais ce n'est pas le cas sur toutes places européennes car Londres cédait -0,33% et Francfort -0,05%) et dans de tous petits volumes (2,77MdsE sur le CAC40).

C'est un chiffre d'affaires vraiment très faible, surtout pour une séance technique d'expiration de contrats à terme sur indices (le CAC40 a pris +5% depuis le 17 avril dernier... malgré le détachement d'un certain nombre de coupons).
Les titres qui ont le plus lourdement consolidé se recrutent parmi les meilleurs 'performers' des 9 dernières semaines avec -14,4% sur Alcatel Lucent, -12,3% sur Bouygues (trimestriels sanctionnés), -12,2% sur PPR, -11,8% sur Michelin, -11,7% sur Crédit Agricole, -9,5% sur Sté Générale et -9% sur AXA.
Le secteur du tourisme a été très touché avec -10,9% sur Accor et -10,2% sur Air-France/KLM puis surtout le Club Mediterranée (-27,5% dont -5,5% ce vendredi) qui a enfoncé son plancher annuel des 9E (à 8,95E au plus bas).
La seconde plus forte baisse de la semaine revient à Natixis (-25%) dont les 1,8MdsE de pertes ont été lourdement sanctionnées (une nouvelle recapitalisation de 2MdsE s'impose d'urgence).

Les indices boursiers étaient mûrs pour consolider depuis le 7 mai dernier et il a fallu attendre que 'le fait accompli' joue à propos du 'stress test' des banques américaines pour les opérateurs commencent à prendre leurs profits.
Ils y étaient d'autant plus incités que de nombreuses banques US ont lancé des augmentations de capital dans la foulée, ce qui a ponctionné des dizaines de milliards de liquidités.

Une série de mauvais chiffres macro-économiques a ensuite prolongé le mouvement de consolidation des boureses mondiales.

Cette séance de vendredi constituait un vrai 'point d'orgue' avec une impressionnante cascade de statistiques de part et d'autre de l'Atlantique.
Avec la succession de publications (cela avait démarré dès 8H30), le marché parisien est demeuré irrégulier jusque lors des derniers échanges mais la hausse l'emporte et confirme la capacité des investisseurs à digérer des indicateurs économiques qui auraient provoqué de véritables dégringolades boursières deux mois auparavant.
Les chiffes de la semaine valident les hypothèses les plus pessimistes qui avaient conduit les indices vers leurs plancher annuels début mars.

Mais le CAC40 s'en tire bien avec une progression de +0,4% à 3.170Pts qui permet de réduire la perte hebdomadaire à -4,3% environ.
Paris a encaissé sans broncher le recul de -3% (en rythme annuel) du PIB français publié ce matin (l'indice CAC40 gagnera même jusqu'à +1% dans les minutes suivantes).
L'activité économique s'est contractée de -1,2% en France au premier trimestre, après un repli de 1,5% au quatrième trimestre 2008, selon une estimation de l'Insee. Si la consommation des ménages tient (+0,2%), l'investissement se replie de 3,2% côté entreprises. Les deux tiers de la baisse du PIB sont imputables au déstockage.

Christine Lagarde, Ministre de l'Économie, prévoit un repli de 3% en moyenne annuelle pour 2009 et rappelle que les mesures de relance devraient contribuer à sortir la France de la récession, mais l'investissement des administrations publiques a reculé sur le trimestre de 0,3%, preuve que la relance par l'investissement ne s'est pas encore concrétisée.

La situation n'est cependant pas meilleure outre-Rhin: en Allemagne, le PIB est ressorti en contraction plus marquée qu'attendu de 3,8%, après -2,2% le trimestre précédent. En glissement annuel, le PIB ressort en chute de 6,9% contre -1,8% précédemment.

De nouveaux signaux positifs viennent toutefois des États-Unis et tendent à rassurer les investisseurs. L'indice 'Empire State' mesurant la vigueur de l'activité manufacturière dans l'État de New York s'est fortement repris au mois de mai à -4,55, contre -14,65 en avril, alors que les économistes tablaient en moyenne sur un indice de -12.

Les prix à la consommation sont restés stables en avril. Hors énergie et alimentation, ils ont augmenté de 0,3% en avril, après avoir progressé à un rythme de 0,2% lors de chacun des trois premiers mois de l'année. Cette tendance positive éloigne le spectre d'une déflation qui avait ressurgi avec la stagnation des prix en Eurozone sur 1 an.

La production industrielle a baissé de 0,5% aux États-Unis en avril, évolution toutefois en ligne avec les attentes, après un repli de 1,7% (chiffre révisé d'une estimation initiale de -1,5% et la baisse de la production atteint 12,5% en année pleine).

Enfin, l'indice de confiance de l'Université du Michigan s'est redressé à 67,9 au mois de mai, après 65,1 en avril.

Sur le CAC, Vivendi progresse de 1,5% après avoir dévoilé un résultat net en baisse de 6,9% pour son premier trimestre, mais confirmé viser une forte croissance de son résultat opérationnel ajusté pour l'ensemble de l'année 2009.

La tête de l'indice phare de Paris est notamment dominée par des valeurs bancaires: +4,2% sur Dexia, +2,5% pour Société générale ou +1,9% pour Crédit Agricole, avec aussi de bonnes performances pour ArcelorMittal (+3,7%), Lagardère (+2,4%) et Peugeot (+2,45%).

À l'inverse, parmi les valeurs en baisse figuraient des défensives: -1,4% pour Sanofi-Aventis, -0,65% pour France Telecom ou -0,8% pour Carrefour et les technologiques Capgemini (-3,5%) et Alcatel-Lucent (-1,8%).

Sur le SBF 120, Thales reculait de près de 0,65% suite à l'annonce d'un chiffre d'affaires stable à 2,3 milliards d'euros au premier trimestre et la confirmation d'une croissance organique de ses revenus comprise en 3% et 5% en 2009.

Theolia s'envolait enfin de près de 13,5% après la publication d'un chiffre d'affaires consolidé de 78,2 millions d'euros au premier trimestre, soit un doublement par rapport au premier trimestre 2008.

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