Synthèse hebdo: mois d'avril de rêve, les TBonds décrochent.
CercleFinance, le 30/04/09
(CercleFinance.com) - Quel mois d'avril ! Le CAC40 a bondi de +12% et le phénomène d'aversion au risque semble s'estomper. La consolidation des marchés obligataires est amorcée aux Etats Unis avec le débordement sans ambiguïté de la barre des 3% de rendement sur les T-Bonds de référence (10 ans) et un 'pic' à 3,15%.
L'appétit pour les actions revient, sur le mois écoulé, le secteur automobile affiche la meilleure performances avec +46% sur Renault, +42,8% sur Valéo, +40% sur Michelin et +24% sur peugeot.
Les financières figurent également en bonne place avec AXA (+40,8%), Crédit Agricole (+35%), Sté Générale (+32,5%) ou BNP-Paribas (+30%).
Parmi les rares baisses du mois d'avril, on remarque EDF Energies Nvelles (-4,8%), casino (-3%) ou encore Danone et France Telecom (-1,5%).
Avec moins de 5% de replis au sein du SBF-120, on peut considérer que ce mois d'avril est le 3ème plus positif de l'histoire, derrière les +12,8% d'avril 2003 et les +13,4% d'octobre 2002.
Cette séance du 30 avril fut marquée par un véritable vent d'euphorie et une hausse (technique) très sensible des volumes avec plus de 4MdsE échangés... mais fête a été un peu gâchée par une rechute de -1% des indices européens au cours du dernier quart d'heure de cotations.
Le CAC40 qui flirtait encore avec les 3.190 vers 17H15 (après un 'pic' inscrit à 3.194 à 16H30): le gain hebdomadaire se trouve ainsi réduit à +1,85% (beaucoup d'investisseurs s'en contentent alors que la perte annuelle n'est plus que de -1,8%) mais la bourse de Paris valide bel et bien un authentique record historique.
Il s'agit de celui du nombre de semaines de hausse consécutive: le précédent record de 6 (qui remontait à 2005) est allègrement pulvérisé, avec un score fleuve de 8 (et certains commenteurs estiment que la sévère rechute des marchés obligataires US de ces dernières 48H préfigure une correction durable devrait alimenter un afflux de liquidités vers les actions pendant encore de nombreuses semaines).
Sur le seul mois d'avril, le CAC 40 enregistre un gain spectaculaire de 12,5%, supérieure (si les scores en restent là à wall Street) à celui du 'S&P-500' (+12%) qui affiche sa meilleure performance depuis décembre 1991.
Sur les autres places européennes, les indices Dax et FTSE gagnent respectivement 1,4% et 1,3% respectivement, l'Euro-Stoxx affichant +1,75% et l'Eurotop-100 +1,55%.
Les écarts à la hausse se sont un peu réduits en fin de séance mais rien n'empêche Wall Street de donner un nouveau coup de riens comme la veille en seconde partie de journée (l'optimisme reste de mise avec un gain à la mi-journée de +0,8% pour le Dow Jones et de 1,8% pour le Nasdaq).
Les premiers chiffres américains (publiés à 14H30) ont provoqué peu de réactions: si les inscriptions aux allocations chômage reculent de 14 000 (du 20 au 24 avri), les dépenses et revenus des ménages ont diminué respectivement de -0,2 et -0,3% au mois de mars, niveau un peu décevant après les bons chiffres de la consommation (+2,2%) publiés la veille qui avaient dopé Wall Street.
Le nombre de logements saisis pourrait également avoir atteint avec un total de 290.000 contre 243.000 en février.
Élément plus positif, l'indicateur d'activité PMI de Chicago a grimpé à 40,1 en avril, soit un chiffre nettement supérieur à la prévision des économistes, et contre 30,9 au mois de mars (mais il avait récemment atteint un plancher historique).
L'échec des négociations de Chrysler avec ses créanciers annoncée ce matin aboutit au dépôt de bilan: Barack Obama était favorable à la mise sous protection de la loi 'chapter 11' sur les faillites- et cette procédure ne remet pas en cause les pourparlers avec Fiat.
Chrysler n'étant pas coté, les turpitudes du groupe ne pèsent pas non plus sur la tendance à Wall Street (les banques créancières vont de surcroît pouvoir bénéficier de la possibilité offerte aux constructeurs de bénéficier du TARP jusqu'ici réservé aux institutions financières).
Les marchés ne se sont pas non plus alarmé de la propagation de la grippe mexicaine, le relèvement au niveau 5 du niveau d'alerte de l'OMS, le gel presque complet de l'activité économique au Mexique laissent aussi les opérateurs globalement indifférents, le phénomène n'ayant pas encore pris de proportions dramatiques dans les pays disposant de bonnes infrastructures de santé.
A noter tout de même la nouvelle flambée de Sperian Protection (+11,43%) qui engrange la bagatelle de +45% en 5 séance de bourse. Sanofi Aventis sous performait en revanche le marché avec +0,85% (mais le titre gagne +10% en en une semaine.
A Pairs, la séance a été animée par une nouvelle vague de résultats.
Renault grimpait de 9,65% et signait ainsi la seconde plus forte hausse du CAC40 après son point d'activité trimestriel. La firme au losange a dévoilé des ventes moins importantes que prévu, mais le groupe est parvenu à apaiser les marchés.
AXA montait in extremis sur la 1ère marche du podium du CAC40 avec +10% 'tout rond' et distançait nettement BNP-Paribas (+3,2%). L'assureur se dit confortable avec ses ratios de solvabilité, atténuant ainsi les craintes d'augmentation de capital.
Sté Générale occupait la 3ème marche du podium avec un gain de 7,9% qui correspond à une sorte de rattrapage après la stabilité observée la veille dans un contexte de flambée des valeurs financières.
Capgemini reprend 4,8% après l'annonce d'un chiffre d'affaires consolidé de 2 205 millions d'euros au 1er trimestre 2009, en croissance de 0,9% par rapport au 1er trimestre 2008 (-0,3% à taux et périmètre constants).
Saint-Gobain s'adjugeait +3,8% après la publication d'un chiffre d'affaires en baisse de 14,8% au titre de son 1e trimestre.
STMicrolectronics est parvenu à rester stable avoir enregistré une perte nette de 541 millions de dollars (soit -0,62 dollar par action), à comparer à une perte nette de 366 millions de dollars au quatrième trimestre 2008 et de 84 millions de dollars au premier trimestre 2008.
A noter les replis de -2,55% de Dexia, de -2,6% d'EADS et -2,5% de Danone puis les -2,4% d'EDF qui ont pesé sur le CAC40 en fin de séance.
Maurel & Prom se repliait de 2,8% après avoir dévoilé un chiffre d'affaires en chute de près de 60% à 30,2 millions d'euros au titre de son premier trimestre (ce qui est logique après les récentes cessions d'actifs).
NYSE Euronext gagnait 10,3% après avoir fait part d'un résultat net de 104 millions de dollars, soit un bénéfice net dilué par action de 0,40 dollar pour le premier trimestre 2009, à comparer à un résultat net de 230 millions de dollars, soit 0,87 dollar par action au premier trimestre 2008.
Inversement, Eramet lâchait -7% et le SBF-120 n'a gagn' que +1,28%, le recul de -2,75% d'EDF et de -2,3% de Danone pesant sur la tendance.
La lanterne rouge du CAC40 demeurait Dexia avec -2,9%n suivie d'EADS avec-2,65%.
A noter qu'Ipsen flambait de plus de 5,3% alors que la Food and Drug Administration (FDA) a approuvé la mise sur le marché de Dysport, sa neurotoxine botulique, dans deux indications distinctes.
Le tension sur les rendements obligataires (celui des T-Bonds US grimpe à plus de 3,15%) affectait l'once d'or qui termine la semaine en recul de -1,8% à 885$, en recul de -2,8% sur les 4 dernières séances d'avril.
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