Stéphane Soumier : Je voulais vous parler de votre friteuse, elle
s’appelle Actifry, c’est ça ?
Jean-Pierre Lac : Exactement.
C’est bien le prix.
Non seulement en France, mais dans beaucoup d’autres pays aussi. L’année dernière, on en avait vendu 175 000 sur douze mois, cette année, on en a déjà vendu 400 000 sur neuf mois, donc on espère que ça va continuer encore, et on a étendu nos ventes non seulement à la France, mais maintenant bien plus loin, et l’an prochain, vers les Etats-Unis.
L’innovation est exactement le cœur de notre stratégie. Actifry est un des éléments mais il y a aussi la machine à pain qui marche très bien, un certain nombre de machines à café, notre réinvention de l’eau chaude aussi, qui nous porte dans pas mal de pays, et notamment au Royaume-Uni, où pourtant les choses sont difficiles. C’est donc effectivement un cœur de stratégie avec notre internationalisation résolument poussée en dehors de l’Europe.
Oui, on construit difficilement en ce moment. Nous ce que l’on constate, c’est que l’on termine le mois de septembre avec de très bons chiffres, que le mois d’octobre se présente plutôt bien, mais avec le paradoxe qui est celui de savoir ce qui se passera dans les quelques semaines qui viennent. A partir du moment où l’économie n’est pas alimentée en crédit, le consommateur a un certain nombre de craintes et les distributeurs peuvent avoir des problèmes de financement, donc on ne sait pas exactement ce qui va se passer. Pour l’instant tout va bien, les produits sortent bien, les marques les portent bien, donc c’est parfait.
Je suis quand même fasciné par ces résultats aujourd’hui, mais en l’état actuel des choses, et c’est ce que vous écrivez dans les résultats que vous avec envoyé hier aux marchés financiers, le groupe n’a, à ce stade, aucune raison de remettre en cause ses objectifs 2008 ?
Aucune raison.
Juste un élément sur votre capacité financière, il y a beaucoup de questions qui se posent pour les entreprises, qu’en est-il pour Seb ? Est-ce que la crise financière vous touche au niveau de la trésorerie et au niveau des finances ?
Ça c’est une autre clé de notre stratégie justement : nous avons l’innovation, l’internationalisation et nous avons aussi la flexibilité financière. C’est quelque chose sur quoi nous travaillons depuis des années. Nous avons donc des financements à moyen terme avec des échéances suffisamment longues, et également des lignes de crédit non utilisées pour des échéances très longues, comme 2011 ou 2012. Donc on voit passer la crise avec tristesse pour ceux qui sont touchés directement, mais en ce qui nous concerne, on est absolument sécurisé sur le plan des finances, et ce pour de longues années encore.
Supor est le nom de notre société chinoise, c’est bien aussi. Supor nous a apporté 36% de croissance depuis le début de l’année, ce qui veut dire que le Chinois consomme, et même après les Jeux olympiques. Les résultats de cette entreprise sont excellents et sa génération est toute aussi excellente.


