Eric Woerth récuse tous les soupçons de conflit d'intérêt et de financement illégal. A écouter son avocat Maître Jean-Yves Leborgne, Eric Woerth a "avec vigueur nié avoir reçu un quelconque financement politique non-conforme à la loi"
Un double soupçon pèse sur Eric Woerth du fait de la double casquette qu'il a longtemps portée: ministre du budget et trésorier de l'UMP. C'est le terreau parfait pour un potentiel conflit d'intérêt. D'un côté, ses fonctionnaires étaient censés surveiller la première contribuable de France, aujourd'hui soupçonnée d'évasion fiscale. De l'autre, c'est lui qui recevait les dons des particuliers pour l'UMP, dont ceux de la famille Bettencourt. A noter néanmoins qu'un rapport de l'inspection générale des finances a indiqué que le ministre n'est jamais intervenu dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt.
Mensonges et fantasmes
Il y a aussi les accusations de l'ex-comptable de la milliardaire. Selon elle, Patrick de Maistre, le gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal, lui aurait demandé de retirer 150 000 euros en cash pour ensuite les donner à Eric Woerth, trésorier de l'UMP et accessoirement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
"Faux", clame Eric Woerth, qui a porté plainte pour dénonciation calomnieuse. Depuis, poussé par Nicolas Sarkozy, le ministre a renoncé à son poste de trésorier sans pour autant éteindre la polémique. "Toutes les autres allégations, a souligné son avocat, ne sont que des mensonges et des fantasmes". Et de préciser "à aucun moment, Eric Woerth n'est intervenu pour que son épouse soit embauchée par Monsieur de Maistre".

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