
L'important c'est au moins de participer ! Selon nos informations, l'Elysée aurait fait pression sur EADS. Début avril, le chef de l'État a obtenu du Président américain la promesse que la bataille serait équitable. Il était de bon ton qu'EADS accepte au moins de se lancer dans la bataille.
Partenaires américains
Après l'abandon fin mars de l'Américain Northrop Grumman, son ex-partenaire, EADS a choisi de faire son offre avec une équipe de sous-traitants américains, sans donner plus de précisions pour l'instant.
Dans tous les cas, EADS sera le chef de file. L'avionneur présentera son avion le KC-45 qu'il considère comme "la solution la plus performante, assemblée aux Etats-Unis, déjà opérationnelle, éprouvée et en production".
Une stratégie sans risque
Cette solution présente plusieurs avantages : le groupe européen aura accès à la totalité des données du dossier et aura plus de marge de négociation.
Selon nos informations, le groupe pourrait d'ailleurs accepter de rogner sur ses marges. EADS n'a en effet rien à perdre : au mieux, l'Européen remporte le contrat, au pire, il sera au moins venu se mettre en travers de la route de Boeing, qui aura bien été obligé de revoir ses tarifs à la baisse...


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