
Les matheux mieux armés face à la complexité des marchésfinanciers
Pour le chasseur de tête Thierry Andrieux, fondateur ducabinet de recrutement Humanessence, les têtes bien faites des étudiants desgrandes écoles d'ingénieurs sont en effet les mieux à même de suivre la complexitédes marchés financiers : "les recruteurset les DRH recherchent plus particulièrement des profils qui sont très, trèsforts en informatique et en mathématique. Effectivement, dans tout ce qui estfinances de marché, ce sont les deux qualitésqui sont le plus recherchées et beaucoup plus qu'avant parcequ'avec la complexité des marchés et lesnouvelles réglementations il faut aller vite et bien", analyse-t-il.
Si les recruteurs aiment placer les matheux sur les marchés,les matheux, eux, aiment choisir la finance aussi parceque cela paie bien : en général, les ingénieurs gagnent 10 à 20 % de plus dansla finance que dans l'industrie.
Une double casquette ingénieur-gestionnaire très prisée
Autre tendance : faire un troisième cycle dans un grande écolede commerce, à HEC ou à l'ESSEC, après sa formation d'ingénieur.
Jean Louis Poitou, lui-même polytechnicien, qui dirige auniveau mondial le secteur électronique d'Accenture, est très intéressé parcette double casquette : "on aime beaucoup les profils d'ingénieurs quiont un intérêt pour les sujets de type gestion d'entreprise, fonctionnementinterne, stratégie d'entreprise et organisation, parceque l'on trouve que la combinaison de leurs capacités analytiques intrinsèqueset acquises au cours de leurs études d'ingénieur et de cette ouverturevers la façon dont fonctionne l'entreprise donne généralement un bon équilibre quiest apprécié de nos clients", explique-t-il.
Les scientifiques apprécient donc beaucoup le conseil et lafinance de marché. Le problème, c'est qu'àtravers le grand emprunt, Nicolas Sarkozy veut mettre le paquet sur larecherche et les sciences. Il aimerait bien qu'en retour les étudiantsscientifiques choisissent des métiers plus scientifiques...


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