
Le postulat de départ: l'Europe doit pouvoir sauver l'un de ses membres en cas de faillite. Le FME prêterait de l'argent et demanderait des contreparties. Le pays aidé devrait se serrer la ceinture et prendre des mesures souvent impopulaires. Le FME serait donc calqué sur le FMI.
Système limité
Pour Bruxelles, l'intérêt est double : d'un côté, l'Europe assure sa propre stabilité. De l'autre, en volant elle-même au secours de ses états membres endettés, elle évite de donner l'image d'une Europe désunie si l'un d'eux en venait à contacter le FMI à Washington.
La crise grecque montre bien les limites du système actuelle. Il existe des prêts européens mais ils sont faibles et ne sont destinés qu'aux pays non membres de la zone euro, comme la Roumanie ou la Hongrie.
Pas de front uni
Maintenant, la création du FME divise, entre la France qui se dit prête à sauver la Grèce en cas de besoin, et l'Allemagne qui ne veut pas injecter un euro. Les Allemands sont les plus réticents à voir la création d'un Fonds Monétaire Européen. Ils craignent qu'avec une telle garantie, les Etats membres ne deviennent plus laxistes au niveau budgétaire.

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