Ces mesures sont jugées nécessaires pour dépasser une crise inédite : la déficit de la Grèce représente 12,7% de son PIB, bien au-delà des 3 % admis par les règles communautaires. Athènes a promis de revenir dans les clous d'ici 2012 et va, d'ici là, être scrutée par Bruxelles qui craint une contagion vers d'autres pays de l'UE. (Photo : Le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et le Premier ministre grec Georgios Papandreou à Bruxelles le 10 décembre 2009).
Les fonctionnaires, qui sont les premiers concernés par cette politique de rigueur, puisqu'ils devraient aussi subir un gel de leur salaire pour "donner l'exemple", manifesteront mercredi pour protester contre le plan d'austérité du gouvernement. (Photo : le ministre grec des finances Georgios Papakonstantinou au Parlement européen, le 16 septembre 2009).
Le Premier ministre était lui encore plus radical lundi, affirmant : "nous devons tous changer ou couler". Il a déjà évoqué de nombreuses mesures : de l'augmentation des taxes sur le carburant au non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite. (Photo : Georgios Papandreou, le Premier Ministre grec, le 9 février 2010).
Aujourd'hui, les Grecs travaillent en moyenne jusqu'à 61 ans. Au terme de la réforme, ils devront poursuivre leur activité jusqu'à 63 ans. Le ministre grec du travail estime que cette mesure est aujourd'hui indispensable pour "garder en vie" le système des pensions.