Initialement, les parties aux discussions visaient un accord sur la question avant le 31 janvier, et la présidence française avait par la suite évoqué la fin février comme nouvel objectif. Selon le ministère allemand de la Défense, la date et le lieu des prochaines discussions n'ont pas encore été fixés, mais elles devraient se tenir très prochainement.
Ces avancées interviennent alors que jeudi à Paris, la chancelière allemande Angela Merkel a réaffirmé "l'importance stratégique" du projet assurant que "tout doit être fait pour parvenir à une solution", lors d'une conférence de presse commune à l'Élysée avec le président Nicolas Sarkozy.
EADS demande aux clients de l'A400M 6,4 milliards d'euros supplémentaires alors que ceux-ci ne consentaient jusqu'à cette semaine qu'à mettre 2 milliards d'euros sur la table. Mais le différentiel entre les deux grandeurs semble s'être réduit à l'issue de la réunion. : "Des discussions sur le comblement de l'écart restant se poursuivront le plus tôt possible", a précisé le porte-parole du ministère allemand de la Défense.
"Un rapprochement des positions" serait aussi engagé sur l'épineuse question du financement du projet d'avion militaire qui accuse déjà au moins trois ans de retard et un surcoût de plusieurs milliards d'euros par rapport au budget initial de la commande 20 milliards d'euros conclue en 2003 par les sept pays partenaires avec Airbus pour la livraison de 180 appareils. (Photo : Le premier fuselage de l'A400M).
L'accord n'est pas encore bouclé mais le spectre de l'abandon du programme A400M semble aujourd'hui s'éloigner. Une nouvelle rencontre entre les secrétaires d'État des pays concernés (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) et EADS a conduit jeudi à "des avancées substantielles", a déclaré un porte-parole du ministère allemand de la Défense, qui a évoqué "un accord dans les grandes lignes en ce qui concerne les délais de livraison et les paramètres de performance technique" de l'avion de transport militaire.