Aujourd'hui, le message sera donc plus politique que technique : Paris et Berlin vont affirmer à Bruxelles leur volonté commune de rentrer ensemble dans les clous budgétaires.
(Photo : Nicolas Sarkozy et Angela Merkel au Conseil européen, le 19 mars 2009)
Eric Woerth et Wolfgang Schäuble doivent donc trouver un point d'équilibre pour faire des économies sans brider la croissance. Ils sont sur le même créneau, mais ne placent pas le curseur au même niveau. (Photo : Eric Woerth au Conseil européen le 21 novembre 2008).
En France, Nicolas Sarkozy a répété qu'il n'était pas question d'augmenter les impôts. Dans une moindre mesure, la dépense publique sera limitée, mais si la croissance n'atteint pas 2,5%, l'objectif de 2013 ne sera jamais atteint. (Photo : Nicolas Sarkozy le 19 mars 2009).
Dans un souci sécurité, l'opinion publique allemande est prête à souffrir pour limiter le déficit : les coûts des services publics vont augmenter, l'État fédéral va se serrer la ceinture et une éventuelle hausse d'impôt sera discutée sérieusement au mois de mai. (Photo : Wolfgang Schäuble, au Bundestag le 1er juillet 2009).
Bercy s'appuie pour sa part essentiellement sur un retour d'une croissance forte pendant trois ans, alors que les Allemands, eux, sont moins optimistes et ne veulent pas tout miser sur l'activité. (Photo : Christine Lagarde, et le ministre allemand des finances Wolfgang Schaüble, le 10 novembre 2009).
Les objectifs affichés par la France et l'Allemagne sont les mêmes : revenir à un déficit de 3 % du PIB en 2013. En revanche, le moyen à utiliser pour y parvenir est un sujet plus délicat entre les deux pays. (Photo : Nicolas Sarkozy et Angela Merkel au Conseil européen, le 10 décembre 2009).