Mieux, d'autres maisons de luxe, pourraient elles aussi s'inscrire dans le calendrier des défilés : "il y a eu des demandes d'entreprises très célèbres qui ne sont pas dans la haute-joaillerie mais qui remarquent que nous avons depuis toujours un département "mode et accessoires" où sont présentes des marques comme le bottier Massaro, la maison Michel pour les chapeaux ou Loulou de la Falaise depuis l'année dernière pour la création de bijoux. Donc il n'y a pas de raison que les grandes marques de luxe qui sont liées aux accessoires ne soient pas également associées à ce calendrier", explique Didier Grumbach. De quatre jours aujourd'hui, le calendrier de la haute couture pourrait donc bien devenir une véritable semaine du luxe... (photo : page d'accueil du site Internet de la maison Michel).
D'ailleurs, Dior et Cartier, qui n'étaient pas tout à fait prêts pour cette édition hivernale, seront de la prochaine semaine de la haute-couture organisée en juillet dans la capitale française. Quant à Bulgari, Chopard ou Piaget ils ont déjà demandé à rejoindre ce club des sept. (Photo : exposition Piaget Polo : une légende à la "Time gallery" du joailler).
Dans les salons de Van Cleef and Arpels, Chaumet, Boucheron, Mellerio Dits Meller ou Chanel on se bousculait aussi pour admirer le travail des ateliers qui ont dû mettre les bouchées doubles ces dernières semaines pour tenir le calendrier de la "fashion week" et pouvoir présenter comme dans la mode deux collections par an. (Photo : la collection de haute-joaillerie "Papillon" présentée par Van Cleef and Arpels pendant la semaine de la haute couture de Paris).
Pour la première fois, le calendrier de la haute-couture a accueilli cette année les maisons de haute-joaillerie : cinq des joailliers de la place Vendôme ont reçu jeudi les journalistes du monde entier dans leurs salons pour y présenter leur nouvelle collection. (Photo : la place Vendôme à Paris).
L'enjeu de cette sélection est de taille pour l'ensemble du secteur : pour que la capitale française conserve sa place de capitale de la mode il va falloir laisser plus de place aux jeunes créateurs selon Anna Wintour, la rédactrice en chef du célèbre magazine "Vogue" américain, véritable papesse de la mode, qui était venue prodiguer lundi 21 janvier, ses conseils au ministre de l'industrie Christian Estrosi, impliqué depuis quelques mois dans la sauvegarde de l'industrie de la mode.
Dans le cas des maisons qui sont issues du prêt-à-porter, c'est la présence à l'exportation, le book de presse et la composition de la clientèle à l'étranger qui servent de critères objectifs pour désigner les maisons françaises "créatives" invitées à participer à la grand messe de la mode parisienne, explique Didier Grumbach, président de la Fédération de la couture et des créateurs de mode. (Photo : site de Jean-Paul Gaultier).
Intégrer le calendrier haute-couture de la "Fashion week" parisienne est l'assurance d'une visibilité internationale exceptionnelle pour les créateurs. Pour y accéder, dix à douze dossiers de candidature sont déposés chaque saison, mais les trois-quarts sont recalés. Si vous n'êtes pas parrainé par l'une des grandes maisons et si votre travail ne plait pas, vous n'avez en effet aucune chance de remporter les suffrages et de devenir "membre invité"... sauf si vous êtes déjà dans le milieu. (Photo : Karl Lagerfeld à la fin de la présentation de sa collection Haute-Couture printemps-été 2010 chez Chanel à Paris le 26 janvier 2010).