Quelles solutions pour vendre plus de disques?
Même les spécialistes n'ont pas l'air d'avoir les idées bien claires. Dans les rangs du Midem le développement du digital alimente les conversations. Faut-il séduire les jeunes avec cette proposition de pass numérique préconisée par le rapport Zelnik et appuyé par le ministère de la Culture et Nicolas Sarkozy? Tout simplement: une carte pour les 15-24 ans qui permet de télécharger de la musique à moitié prix. Même le SNEP s'interroge. Et l'écoute sans téléchargement, le fameux "streaming"? Un site comme Deezer par exemple connaît un très grand succès populaire mais n'a pas encore validé son business model. Une certitude : les maisons de disques seront bientôt totalement dépendantes du succès ou de l'échec des sites de téléchargement légal et d'écoute en ligne. (Photo : le palais des festivals, à Cannes, théâtre du quarante quatrième Midem.)
Quel avenir alors pour le disque?
Les professionnels n'ont pas la réponse. Tous disent que 2010 sera une année charnière. En tout cas l'univers de la musique doit s'adapter, se diversifier. Et certains l'ont bien compris. David Guetta par exemple ne vend pas que la musique. Il mixe dans les clubs, fait de la publicité et multiplie les partenariats. L'an dernier le DJ aurait empoché plus d'un million d'euros.
Ce sont les valeurs sûres qui font le marché. La disparition de Michael Jackson a été un appel d'air. Une ruée post mortem pas du meilleur goût mais bien salvatrice. Dans le genre légende vivante ou non les Beatles ont boosté le marché avec l'intégrale mastérisée des Anglais dans le vent. Les sorties les plus importantes se sont volontairement concentrées sur la fin de l'année. D'où l'embellie de l'hiver. (Photo : David Ghetta, l'un des grands gagnants de l'indsutrie du disque, au World Music Awards de Monte-Carlo
Un marché mal en point
Le marché du disque a touché le fond. Difficile d'aller plus bas. Après 7 ans de repli consécutif, les ventes ont encore chuté en 2009 mais beaucoup moins que l'on ne pouvait craindre: autour des 3%. Le SNEP le syndicat national de l'édition phonographique l'a annoncé officiellement à l'occasion de l'ouverture du 44ème Midem de Cannes. Le marché a repris un peu du poil de la bête à la fin de l'année. Pour les professionnels c'est l'effet psychologique de la loi Hadopi.