
Au départ, SFR conteste la représentativité de l'organisation au sein du groupe.
Un délégué contesté
La nouvelle loi sur la représentativité syndicale fixe en effet à 10% le pourcentage minimum de suffrages nécessaires pour qu'un syndicat puisse désigner un délégué dans une entreprise.
Or, Sud, qui a obtenu peu moins de 5% lors des dernières élections organisées par SFR, a quand même désigné un représentant.
SFR contre-attaque donc aujourd'hui en allant fouiller dans la pensée ouvrière des XIXème et XXème siècles, ainsi que dans les statuts du syndicat, où il est dit notamment que SUD se reconnaît dans le projet de "socialisme autogestionnaire". C'est selon la direction, cette aspiration qui est contraire aux valeurs républicaines.
"Un procès politique" ?
Le délégué syndical visé dénonce "un argumentaire idéologique et un procès politique" et dit s'intéresser aux problèmes concrets des salariés, à l'application du droit du travail et ne réclamer en aucun cas l'autogestion... quand bien même ce principe serait écrit dans certains textes.
Pour lui, SFR essaye en fait de tirer profit du flou qui entoure toute nouvelle loi qui commence à entrer en application.
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