Coût astronomique
L'objectif du gouvernement est de durcir les contrôles. Aujourd'hui, moins de 1500 personnes sont chargées de contrôler plus de 16 millions de salariés et ce manque de moyen coûte cher. Selon Xavier Darcos, le travail au noir coûte 4% du PIB soit 60 milliards d'euros. C'est l'équivalent du budget de l'Éducation nationale.
Les secteurs visés
Quelques grands secteurs, où les fraudes constatées sont les plus nombreuses, sont particulièrement visés. Il s'agit d'abord des secteurs du gardiennage et du monde du spectacle, suivis de la confection, de l'hôtellerie -restauration, du bâtiment et de l'agriculture.
Les sans papiers dans le collimateur
Les 3/4 d'entre elles l'ont été pour travail dissimulé, autrement dit parce qu'elles n'ont pas déclaré un salarié. Et 12% d'entre elles ont été épinglées pour avoir employé un travailleur sans papiers. C'est cette catégorie qui est aujourd'hui visée par Xavier Darcos.
Hausse des fraudes décelées
Il est aujourd'hui difficile de savoir précisément ce que représente le travail au noir. En revanche, le résultat des contrôles est éloquent : selon un récent bilan ministériel, 13% des entreprises contrôlées l'an dernier avaient fraudé, soit 2% de plus qu'en 2006.