
Une réforme trop complexe ?
Malgré le prestigieux et imposant cadre de la salle des fêtes du palais de l'Elysée, de nombreux maires ont interpellé, toujours courtoisement, le président sur des points très concrets.
"Il faut bac + 15 pour comprendre la nouvelle architecture de la taxe professionnelle", a relevé un élu.
"Il fallait être encore plus diplômé pour comprendre l'ancien système", s'est défendu Nicolas Sarkozy.
Inquiétudes sur les compensations fiscales
"Comment être sûrs que nos ressources seront garanties ?" interrogent plusieurs maires, qui demandent des simulations. "Nous dépendons de plus en plus des dotations de l'Etat".
Réponse de l'hôte de l'Elysée : "Il y aura une clause de revoyure en 2010 pour assurer une compensation à l'euro près".
"Ce sont surtout les années suivantes qui nous inquiètent", rétorque un autre maire.
La méthode en question
"Il faut nous laisser plus de temps pour la concertation", insiste le président de l'Association des maires ruraux de France, parce que trop de réformes sont menées sans dialogue avec les élus locaux, comme celle de la carte judiciaire".
"Peut-être qu'on aurait pu être plus souple", répond en substance Nicolas Sarkozy, mais il fallait faire les réformes et il faut les continuer, même si quelques aménagements sont possibles au Sénat...


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