Chez Air France, on espère que ce qui est vrai pour une ligne transatlantique symbolique mais économiquement très viable comme Paris-New York, le deviendra pour des destinations plus lointaines, comme Johannesburg ou Tokyo, dont la rentabilité n'est pas toujours évidente.
Dans le même temps, le prix des billets ne va pas franchement baisser. Résultat : la marge opérationnelle, que la compagnie a cruellement besoin de redresser, ne va donc s'en porter que mieux. (Photo : La cabine La Première à bord de l'A380).
L'A380 permet de faire des économies sur tous les postes : carburant, maintenance, taxe aéroportuaire. Sur la seule ligne entre les aéroports Charles de Gaulle et JFK, l'économie sera de 15 millions d'euros par an. (Photo : trois passerelles permettent de fluidifier embarquements et débarquements).
Pour Air France, l'A380 est l'avion qui doit permettre de réduire les coûts sans que le passager s'en rendre vraiment compte. En effet, sur la liaison Paris-New York, l'appareil va remplacer deux avions : un A340 et un B777. Mais au final, il y aura plus de passagers transportés : 538 au lieu de 522... pour moins cher. (Photo : Ambiance lumineuse dans la cabine Voyageur de l'A380 d'Air France).
Trois semaines après sa livraison en grande pompe par Airbus le 20 octobre dernier, le premier A380 de la compagnie française a pris son envol vendredi pour sa première liaison commerciale avec plus de 500 passagers à bord. (Photo : décollage du vol inaugural de l'A380 d'Air France à l'aéroport de Roissy le 20 novembre 2009).