
Michelin pense avoir mangé son pain noir : sans parler d'une franche reprise, les signaux sont plutôt encourageants.
Sur le marché des particuliers, le groupe affirme avoir retrouvé des volumes comparables à 2007. En revanche, le marché des poids lourds reste sinistré.
Nouveaux relais de croissance
Pour Michelin, l'effondrement de la demande enregistré depuis un an a profondément modifié le marché : d'un côté, il va falloir au moins cinq ans pour retrouver des volumes comparables à ceux de 2008.
De l'autre, les relais de croissance du groupe ont été modifiés : si les marchés européen et nord-américain ne devraient pas connaître de fortes progressions, Michelin compte sur l'Amérique du Sud, la Chine et l'Inde pour assurer sa croissance. Le groupe compte d'ailleurs installer dans ces pays des usines à forte capacité de production.
Projets russes
Reste la Russie, un autre marché porteur pour Michelin qui fabrique des pneus pour voitures depuis 2004 à Davydovo, à 90 kilomètres de Moscou, avec une capacité de deux millions d'unités par an.
Le groupe compte ainsi augmenter les capacités de production de son usine russe dès que le marché, très fortement touché par la crise, se sera stabilisé.


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