La fin de la cacophonie ?
Pour mettre fin à ce débat qui virait à la cacophonie et peut-être aussi couper l'herbe sous le pied de François Fillon qui accorde une interview jeudi après-midi au journal "Le Monde", l'Élysée a donc fait savoir cette nuit que le montant du futur grand emprunt serait compris entre 25 et 50 milliards d'euros. La commission Juppé-Rocard doit remettre ses propositions finales à la mi-novembre.
Les partisans de la rigueur budgétaire
A l'opposé, le ministre du Budget Eric Woerth a les yeux rivés sur les finances publiques. Pour lui, un emprunt autour de 100 milliards est "irréaliste". Il est sur la même que ligne que Matignon : François Fillon a toujours été prudent en ce qui concerne la dette.
Les partisans d'un investissement massif
Il y a d'un côté ceux qui plaident pour un emprunt massif : 63 députés UMP ont ainsi signé une tribune il y a trois jours pour demandet un emprunt de 100 milliards d'euros. Ils sont soutenus par le conseiller spécial à l'Élysée, Henri Guaino.
Arbitrage présidentiel
L'Elysée a finalement retenu une fourchette basse pour son "grand emprunt national". Nicolas Sarkozy veut ainsi clore le débat qui oppose ses propres conseillers, des ministres et des députés de la majorité. (Photo : Nicolas Sarkozy annonce le lancement d'un "grand emprunt national" devant le Congrès réuni à Versailles, le 22 juin 2009).