Google soigne son image de marque
Ce service est gratuit et aucune publicité n'y est accolée : il a été créé par Google.org, la structure dirigée par Larry Brillant qui s'occupe des œuvres philanthropiques de l'entreprise, comme le projet de panneaux solaires ou de véhicule hybride RechargeIT (photo). Quelle place a-t-il dans le "business model" du groupe ? Selon les experts, Google travaille ici sa marque en mettant en avant sa générosité pour atténuer l'image de prédateur qui lui colle parfois à la peau.
Grippe A ou grippe saisonnière ?
Une fois agrégées, ces données permettent d'obtenir un état des lieux de l'activité grippale et ce plus rapidement que beaucoup d'organismes de veille sanitaire. Un bémol important toutefois : l'outil n'est pas encore capable de faire la différence entre les requêtes liées à la grippe saisonnière, et celles liées à la grippe A (H1N1). (Photo : les estimations de propagation pour la France le 7 octobre 2009).
Des requêtes comme baromètre
Ces estimations du taux de propagation du virus sont réalisées grâce aux recherches effectuées sur Google par les internautes. Le postulat est qu'une une personne malade va avoir tendance à taper dans le moteur de recherche (photo) des mots-clés correspondant à certains symptômes, comme "fièvre" ou "mal de gorge" par exemple.
La grippe traquée dans 25 pays
Lancé pour la première fois en novembre 2008 aux Etats-Unis, le service "Google Flu Trends" a été étendu le 8 octobre dernier à seize nouveaux pays à travers le monde : il permet aujourd'hui de suivre des estimations confirmées de la propagation du virus dans vingt-cinq pays. Des estimations tests sont également disponibles dans cinq autres pays. (Photo : la page d'accueil du nouveau site français).