
La ligne de défense de François Pérol a toujours été la même : l'ancien secrétaire général de l'Élysée a dit et répété qu'il n'était que le conseiller du Président de la République.
Un mécano sans pouvoir de décision
A ce titre, juridiquement, ce n'était donc pas lui qui prenait les décisions et il n'y avait donc aucune prise illégale d'intérêt dans sa nomination à la tête de ce nouveau groupe bancaire BPCE, issu du rapprochement entre les Caisses d'épargne et les Banques populaires.
Saisie facultative de la commission de déontologie
Ce que lui reprochent ses détracteurs, c'est d'abord d'avoir été le mécano de la fusion à l'Elysée. Mais les conditions de sa nomination avait également déclenché une polémique : la commission de déontologie, chargée de se prononcer sur le passage d'un fonctionnaire du public au privé, n'avait en effet pas été saisie.
Là encore, François Pérol s'était défendu derrière son statut de "conseiller" qui ne l'obligeait effectivement pas à saisir la Commission de déontologie.
Aucune "prise illégale d'intérêt" constatée
Sur la forme, l'arrivée d'un proche du chef de l'Etat à la tête d'une entreprise aussi stratégique que la BPCE a toutefois été vivement critiquée. Deux syndicats des Caisses d'Epargne, SUD et CGT, et des associations de contribuables avaient donc porté plainte pour prise illégale d'intérêt. Un délit passible de 75000 euros et cinq ans d'emprisonnement.
Mais comme nous le disaient les avocats que nous avions contactés à l'époque, le Parquet n'a trouvé aucune infraction dans cette nomination et classe donc l'enquête sans suite...


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