
Pour la BnF, accepter de laisser Google numériser ses fonds, revient à manger son chapeau.
Quatre ans de lutte contre la "domination écrasante de l'Amérique"
En 2005, l'ancien directeur de la bibliothèque nationale criait au loup face au gigantesque projet de Google, qui visait à l'époque la numérisation de près de cinq milliards de pages sur six ans. Il parlait alors d'un risque de "domination écrasante de l'Amérique dans la définition de l'idée que les prochaines générations se feront du monde".
La BnF était allée encore plus loin en menant la lutte à l'échelle européenne. Cela a abouti au projet "Europeana" : une bibliothèque en ligne lancée fin 2008, censée mettre en commun les trésors culturels du Vieux continent... et faire office de grain de sable dans les rouages de la machine Google.
Une technologie trop coûteuse pour la BNF ?
Mais aujourd'hui la Bibliothèque nationale de France semble être décidée à faire machine arrière. Il s'agirait tout simplement d'une question de coûts : numériser des livres en masse coûte très cher.
La BNF pourrait donc suivre l'exemple de la trentaine de bibliothèques du monde entier qui ont déjà fait appel à Google, parmi lesquelles Oxford, Harvard... mais aussi la bibliothèque de Lyon, première ville française à recourir aux services du groupe américain.


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