
Louis Gallois, le patron d'EADS, espère par exemple vendre ses Airbus à la compagnie Iraqi Airways. Le patron en sourit : "pour l'instant le groupe n'a que des Boeing, pour moi, c'est une provocation".
L'Irak a de quoi attiser les convoitises : c'est la troisième réserve de pétrole du monde. Elle compte 30 millions d'habitants. C'est d'ailleurs l'un des partenaires historiques de la France.
La sécurité des personnels et des implantations prioritaire
Il n'y a plus qu'un seul obstacle aujourd'hui à une implantation : la sécurité. Mais la délégation française compte bien nouer un accord avec les autorités irakiennes pour sécuriser les investissements.
"Il est important que les entreprises françaises puissent y travailler, puisse investit parce que ce que ce soit dans le BTP ou dans le pétrole tout est à faire" concède Louis Caprioli, conseiller spécial de GEOS, groupe international de prévention et de gestion des risques. "Mais bien sûr les entreprises doivent s'entourer de sécurité, c'est-à-dire de la sécurité de leur personnel et de la sécurité de leurs installations et pour cela elles doivent bien sut s'appuyer sur les forces irakiennes. Mais elles ont aussi une responsabilité : elles doivent sensibiliser leur personnel, procéder à des audits de leurs installations, mettre en place des plans de sécurité et que tout cet ensemble soit protégé par une stratégie de sécurité", explique-t-il.
Le gouvernement français avance donc pas à pas, dans une période où la situation s'améliore sur place. On est déjà loin de l'époque où les entreprises n'osaient pas communiquer sur leurs ambitions en Irak de peur d'inquiéter.


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