
Si les partenariats ont tenu, c'est notamment parce que les contrats se négocient à long terme, souvent sur trois ans, et qu'il n'est plus possible ensuite de faire machine arrière.
Mais si les entreprises consentent encore à payer jusqu'à 5 millions d'euros pour un ticket d'entrée sur le Tour, ce n'est pas un hasard. La "Grande boucle" reste en effet un investissement valable en terme de communication.
Un outil marketing inégalé
Certains y cherchent la visibilité, en sponsorisant le maillot jaune, comme LCL, ou en déployant un réseau de fibre optique sur la totalité du parcours, comme Orange. Pour l'opérateur français, le Tour fait figure de vitrine technologique, y compris à l'international, grâce à sa diffusion dans 186 pays.
Visibilité sur le terrain aussi : des marques comme Cochonou ou Haribo profitent de l'événement pour cultiver la proximité avec le consommateur. Selon les organisateurs, 4 spectateurs sur 10 viennent sur le Tour non pas d'abord pour l'épreuve cycliste... mais pour la caravane publicitaire.
"C'est véritablement un outil marketing très, très puissant parce qu'il y notamment la caravane mais surtout la proximité avec les spectateurs. Et de plus en plus les marques viennent chercher de la proximité dans le sport et le tour de France il n'y a pas mieux.. Prenons l'exemple d'une entreprise comme LCL qui connu ces dernières années des temps pour le moins difficiles. Et LCL malgré son changement de marques est restée fidèle au tour de France parce que le maillot jaune fait partie des gènes de sa marque. Donc je ne vais pas dire que c'est tout à fait un bouclier anti-crise mais quand on est )à ce niveau d'investissement et à ce niveau d'intégration du sponsoring dans tout le processus marketing des entreprises, on s'en va pas au premier coup de semonce", confirme l'économiste Frédéric Bolotny.

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