
Les "groupes de pression" écartés de l'Assemblée
Les lobbyistes qui veulent accéder aux Parlementaires, c'est à dire à ceux qui votent les lois, devront s'engager sur tous ces points. C'est la présidence de l'Assemblée nationale qui a mis en place jeudi ce code de bonne conduite.
"On fait bien la différence entre des groupes de pression et des lobbyistes qui donnent à tous les députés les informations pertinentes dont on a besoin pour faire de bonnes lois", souligne le député UMP Jean-Paul Charié. "Quand on travaille sur la radio, on a besoin de lobbyistes émanant du monde des radios. Quand on travaille sur les téléphones portables, on voudrait avoir des gens qui nous expliquent comment ça se passe et comment il est techniquement possible de réglementer dans tel et tel sens. Et c'est pour cela que nous sommes en train de développer non pas les groupes de pression mais des gens dont le métier est de donner de bonnes informations aux parlementaires", explique-t-il.
Une atteinte à la démocratie ?
Les critiques étaient en effet de plus en plus virulentes contre les groupes d'intérêts : cigarettiers, restaurateurs, laboratoires pharmaceutiques, etc.
Chaque secteur missionne ses représentants dans les couloirs de l'Assemblée avec un objectif : défendre coût que coût les intérêts de la profession. Les détracteurs y voient une atteinte à la démocratie accusant les lobbyistes d'influencer des députés au nom d'intérêts particuliers.

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