Rien de révolutionnaire. Dans aucun des quatre pays concernés, l'instauration de la taxe carbone n'a eu d'effets mirobolants sur l'économie.
Economies et rentrées fiscales
On note quelques effets positifs : une réduction de la facture énergétique, une stimulation de l'innovation. Mais surtout, cet impôt instauré au début des années 90 a engendré de belles recettes fiscales.
Il rapporte500 millions d'euros par an en Finlande, 3 milliards d'euros en Suède. Le record revient au Danemark, où il rapporte chaque année l'équivalent de 5% du PIB.
Une fiscalité en vases communicants
Mais à chaque fois, cette fiscalité verte a été compensée par une baisse des impôts sur le revenu, ou des cotisations sociales. Certains pays l'ont même utilisée pour réduire le coût du travail.
En Grande Bretagne, l'argent collecté finance des réductions de cotisations patronales. En Finlande, où le gouvernement a besoin de nouvelles recettes pour compenser la baisse des charges patronales, un relèvement de la taxe est actuellement à l'étude.


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