
Une collection "achetée avec les yeux d'un amateur d'art"
Sa collection en elle-même est aussi exceptionnelle : mélange de photos, de laques japonaises, de statuettes chinoises, d'antiquités grecques, de meubles et de kimonos, elle a été réunie pendant vingt ans par le designer.
"C'est la collection d'un amateur d'art, de quelqu'un qui a acheté avec ses yeux et surtout pas avec ses oreilles en écoutant ce que les marchands pouvaient lui dire simplement parce qu'il s'appelait Kenzo et qu'il avait beaucoup d'argent", souligne Jean-Luc Estournel, expert en art asiatique. "Il n'a jamais acheté en fonction de l'argent. Ce sont donc vraiment toujours des choix tout à fait personnels et sélectionnés avec l'œil de quelqu'un qui n'a rien à prouver à personne".
Une vente pour les collectionneurs et les fans de Kenzo
Du coup, la collection s'adresse à tous et non pas aux seuls professionnels ou milliardaires. "C'est une collection qui est très ouverte : c'est-à-dire que nous avons des objets qui sont à 300 euros et des objets à 80 000-100 000 euros qui sont les plus chers", note le commissaire-priseur Claude Aguttes. "C'est donc vraiment une collection qui s'adresse ou aux musées, parce qu'il y a des pièces qui sont de qualité musée, ou à des petits collectionneurs qui ont envie d'un objet de qualité, ou à des gens qui ont envie d'un objet sans en connaître forcément l'histoire parce que c'est un objet Kenzo".
Kenzo reste en effet un grand nom de la mode : même s'il a vendu sa maison de couture à LVMH en 1993, il n'est pas totalement retiré des affaires. Il assure toutefois qu'à 70 ans, la vente de sa collection doit seulement lui permettre de tourner une page. "Si on a plus d'argent tant mieux, mais ce n'est pas vraiment le premier but, non", confie-t-il. L'estimation globale pour la vente Kenzo se situe entre 1,5 et 1,8 million d'euros.
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