
Le groupe espère le commercialiser d'ici la fin de l'année et, à terme, mettre en place une plateforme de livres à télécharger. De son côté Orange peaufine son "Read and go" : un autre terminal dédié à la lecture et à tous les services qui peuvent y être associés.
Un démarrage freiné par le prix de vente des liseuses
A l'heure de la convergence, la question est de savoir si le public est prêt à payer pour un appareil qui ne permettrait "que" de lire des textes. Selon une enquête du cabinet GfK citée par le Syndicat national de l'édition (SNE), les internautes évaluent à 63 euros le juste prix d'une telle liseuses, alors qu'elles se vendent actuellement 200 à 300 euros au minimum. (359 dollars pour la Kindle2 d'Amazon aux Etats-Unis).
Chez Sony, on se dit satisfait de l'expérience Reader, mais on admet en avoir vendu seulement quelques milliers en France depuis le lancement. Selon le SNE, le chiffre d'affaires tiré en France de la vente de livres numériques (sur CD ou DVD essentiellement) ne dépasse pas 30-à 40 millions d'euros depuis 3 ans, soit 1% du chiffre d'affaires des éditeurs de livres.
Perdre en confort de lecture pour séduire les technophiles ?
Pourtant à en croire un responsable de la plateforme de téléchargement Izibook, qui affiche un taux de croissance à trois chiffres, le livre numérique serait un véritable relais de croissance pour cette industrie... à condition toutefois de tabler sur les netbooks (mini-ordinateurs) et les téléphones portables.
Sur ces terminaux le confort de lecture est certes moindre, mais ils ont l'avantage d'être multi-usages et d'avoir un parc installé beaucoup plus vaste. Amazon s'en est bien rendu compte et vient de lancer une application de son système de livre numérique Kindle pour l'iPhone d'Apple : aux Etats-Unis, le catalogue (240.000 ouvrages) est désormais accessible via AppStore.

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