
Aucune "appréciation sur la conformité" de la part du président de la commission
Du côté du gouvernement, on campe en effet toujours sur les mêmes positions. Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, l'a encore rappelé récemment : elle estime qu'il n'y a aucune obligation de saisir la commission dans le cas précis de François Pérol. Mais tous les membres de la commission ne partagent pas cet avis et certains comptaient bien remettre le sujet brûlant sur la table.
A la veille de son audition par la commission des Lois de l'Assemblée nationale, le président de commission a ainsi précisé dans un communiqué qu'il n'avait "pas porté d'appréciation sur la conformité à la déontologie" de la nomination de M. Pérol, dans la "lettre d'information technique" qu'il a adressée au secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant. Mais qu'il s'était "borné à en rappeler les conditions générales telles qu'elles résultent de la jurisprudence". Le débat est donc toujours ouvert.
Le projet économique visé derrière la nomination de Pérol
Du côté des syndicats, on réclame aussi des comptes. Lundi 9 mars, les organisations Sud et Unsa de la Caisse d'Epargne ont annoncé qu'elles n'excluaient pas d'intenter une action judiciaire pour prise illégale d'intérêt contre François Pérol. Le nouveau président du groupe fusionné risquerait alors jusqu'à 30 000 euros d'amende et deux ans d'emprisonnement.
Mais c'est la CGT qui a attaqué la première : le syndicat de l'Ecurueil ont annoncé mercredi qu'il avait décidé de porter plainte contre l'actuel patron des Caisses d'épargne et des Banques populaires. "Derrière la nomination de François Pérol, il y a toute la logique du dossier sur laquelle il y a beaucoup d'inquiétudes au sein du personnel sur les conditions de travail et sur plusieurs aspects sociaux. Mais il y a aussi des interrogations fortes sur les aspects économiques car il n'y a eu aucune présentation du projet industriel et cela se fait à marche forcée. Tous ces éléments nous amènent donc à considérer que c'est de notre droit et de notre devoir d'aller en justice sur la nomination de François Pérol", a déclaré mercredi sur BFM Jean-Paul Krief, représentant CGT des Caisses d'épargne, au micro de Caroline Morisseau.


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