
L'objectif : tenter de capitaliser sur le succès de l'action du 29 janvier qui avait mobilisé entre un et 2,5 million de manifestants selon les sources (lire le dossier sur les revendications de la journée de mobilisation du 29 janvier). Cette journée avait en effet permis aux syndicats d'obtenir des avancées lors du sommet social de l'Elysée, le 18 février, notamment en faveur du soutien au bas de la classe moyenne ou en faveur de la formation avec la création d'un fonds social d'investissement, souhaité par la CFDT. Mais aujourd'hui les syndicats veulent plus. (lire le compte-rendu des mesures annoncées pendant le sommet social du 18 février 2009)
Contraindre le gouvernement à changer de cap
Toutes les organisations réunies lundi au siège de la CFTC estiment en effet que le compte n'y est pas. Elles estiment qu'il n'y a pas de véritable relance par la consommation et que "les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique". C'est pourquoi elles appellent aujourd'hui à une nouvelle mobilisation pour obtenir de nouvelles mesures.
Parmi elles : l'augmentation générale du SMIC, la suppression des heures supplémentaires défiscalisées qui figurent dans la loi TEPA ou encore un changement de politique dans la Fonction publique où 30 000 suppressions de postes sont prévues pour 2009. Le ton monte également contre le patronat jugé trop "dogmatique".
"Nous pensons que si la mobilisation est forte, parmi les salariés du privé, parmi les salariés du public, les demandeurs d'emploi et les retraités et si nous sommes encore plus nombreux le 19 mars que nous l'étions le 29 janvier, nous pouvons conduire Nicolas Sarkozy à modifier encore les axes de sa politique économique et sociale", a déclaré Maryse Dumas, numéro deux de la CGT à l'issue de la rencontre de lundi.
Une nouvelle réunion intersyndicale est d'ores et déjà prévue le 20 mars au matin, dès le lendemain de la journée de mobilisation.

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